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Saclay

ZAC du Moulon

2013

 

Projet réalisé en tant que Chef de projet par Pierre Martin-Etienne

Concours

 

Logements, Logements Etudiants

Concours

- K

100 000 m²

2013 - Concours jamais jugé

BNP Paribas - ICADE - CA Immobilier

MOE Associée: Andres Atela

Le plateau de Saclay est un territoire émergent et dynamique qui concrétise dès aujourd’hui les ambitions du grand Paris de demain : de nouvelles polarités attractives liées à des activités autour de l’innovation, de l’enseignement et de la recherche.
Au sein de ce Cluster scientifique, la ZAC du Moulon représente un pôle universitaire de premier rang avec l’Université Paris-Sud, le CEA et Supélec qui seront bientôt rejoints par l’Ecole Centrale Paris et l’ENS Cachan.

La théâtralité du lieu fait appel à des règles de mise en scène qui organise et structure le vide par la profondeur, en référence aux paysages décrits dans les estampes Japonaises et Chinoises. Cette approche pose
les fondements d’une recherche volumétrique à part entière basée sur la morphologie du plein en tant qu’entité habitant le vide.
Si l’architecture s’entend comme le négatif du jardin alors l’assemblage des deux constitue la permanence du lieu : le paysage.
Face à l’évidente nécessité d’un axe de structuration Est-Ouest imposé
par la géographie et constitué d’un faisceau d’infrastructures, de voies de communications et de dessertes territoriales, la fabrique du projet urbain laisse cependant transparaitre une forte résistance naturelle d’un axe paysagé Nord-Sud allant de la lisière boisée aux rigoles.

Pour s’inscrire dans la continuité du travail de SMTKA et OMA, il est indispensable de nourrir le projet à une échelle intermédiaire située entre urbanisme et architecture pour permettre une approche à l’échelle du quartier, de l’îlot, du bâtiment. Ce travail de zoom par focales successives permet d’incrémenter le projet en fonction de la spécificité des situations particulières générées par une réflexion menée à plus grande
échelle. Chaque entité doit être questionnée de manière introspective sur son identité et dans son rapport à son contexte immédiat et lointain.

La mixité programmatique liée à la cohabitation sur un même territoire d’équipements universitaires et de logements pose nécessairement la question de la compatibilité morphologique d’entités dimensionnelles dissemblables au sein d’une matrice commune : la ville. L’incidence fonctionnelle des équipements conduit à orienter la réflexion sur la forme et la dimension des ilots de logements afin de trouver un dénominateur commun susceptible d’assurer une mixité des formes urbaines qui ne soit pas clivante.

L’absence immédiate d’environnement bâti, confère une responsabilité importante à la structuration volumétrique des îlots qui de par leur lignes de forces et leurs points de tension devront assurer la tenue d’espaces publics et paysagés délibérément généreux mais aussi fabriquer leurs propres intériorités. La hiérarchisation des vides, qu’ils soient construits ou paysagés, leur qualification par l’usage et/ou les flux devient donc un des enjeux fondamentaux de cette réflexion. La proximité de deux grands vides structurants que sont le deck et le mail planté contraint une présence volumétrique
bâtie interstitielle radicale de nature à contenir ces espaces. L’exercice est d’autant plus complexe que le vélum limitant les futurs bâtiments à R+5 ne permet pas de compenser ce vide par la verticalité.

Ce constat renforce la nécessité de marquer des continuités bâties horizontales très fortes afin de proposer une urbanité du dehors ordonnée et habitable. Cependant en l’état le projet interroge une certaine disproportion entre la largeur des coeurs d’ilots, quasi identique à celle du mail public.









 

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